Remédiation cognitive

La remédiation cognitive provient du milieu médical, mais elle est appliquée à l'éducation spéciale et à l'éducation en générale. Elle est issue de la réhabilitation cognitive, forme de traitement pour les personnes atteintes d'accidents cérébraux (par un traumatisme ou une attaque), et qui perdent de ce fait certaines fonctions cognitives. La réhabilitation cognitive tente de rétablir ces fonctions ou les compenser en utilisant un entrainement intensif des mêmes.

La remédiation cognitive utilise la même approche, mais sur des personnes avec des troubles cognitifs à cause de maladies chroniques (autisme, schizophrénie, dyslexie, etc. En milieu scolaire ou professionnel, elle cherche à surmonter des difficultés  par l'entrainement de certaines habiletés cognitives de base. Ces habiletés sont sensées être communes à beaucoup d'activités d'apprentissage ou de travail.

Voici une liste (non exhaustive) de ces habiletés:

  • Fonctions exécutives
  • Mémoire
  • Attention
  • Attention partagée
  • Organisation/planification
  • Raisonnement logique
  • Coordination visuo-motrice....

Avant la prise en charge, il est nécessaire pour les acteurs de la prise en charge, d'avoir évalué précisément la cognition des personnes avant de leur proposer de bénéficier d'un programme de remédiation cognitive.


Il faudra en effet :

  • cibler les domaines cognitifs déficitaires ;
  • connaitre la nature de ces déficits.

L'objectif d'une telle prise en charge étant d'aider à une plus grande autonomie de la personne dans sa vie sociale comme sa vie professionnelle.
Il est bon de faciliter à la personne la prise de choix d'objectifs, qui lui est personnel, axés sur des situations de sa vie quotidienne avant le début de la prise en charge par les acteurs neutres par rapport aux choix personnel de la personne pour rester cohérent comme objectif pour sa remédiation cognitive.

La prise en charge s'articule autour de 2 techniques principales.
L'une consiste à entrainer ces fonctions cérébrales au moyen d'exercices répétés, permettant de travailler spécifiquement le ou les niveaux déficitaires d'une fonction cognitive. On parle alors de restauration de la fonction déficitaire.
L'autre consiste à procéder à la rééducation en s'appuyant sur les fonctionnement cognitifs préservés. Dans ce cas, la personne est encouragé à développer des stratégies pour traiter l'information